Recherches et Innovations dans l’Industrie du cinéma : les cahiers des ingénieurs Pathé (1906 – 1927)

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Le laboratoire de recherche de Pathé Frères au début des années 1900.

La découverte en 2012 de 138 cahiers de travail et d’un livre de fabrication rassemblant les notes des ingénieurs de la société Pathé entre 1906 et 1927 constituent la base de cet ouvrage fondamental édité par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé. Ces éléments essentiels à l’histoire des techniques du cinéma sont expliqués dans le livre par des chercheurs et professionnels des laboratoires qui analysent les enjeux d’une industrie naissante. Depuis les usines et les laboratoires, tous les composants – techniques, chimiques, physiques, humains – sont abordés.

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Edité par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé.

Différents aspects sont explorés : la fabrication de la pellicule, le développement et le tirage, le montage, mais aussi la couleur, les intertitres, les formats, les perforations, etc. Sans oublier la façon dont le travail est organisé dans l’entreprise Pathé et de la vie des employés à l’usine de Joinville-le-Pont et Vincennes. De nombreuses photos et croquis d’époque viennent illustrer les propos des ingénieurs. L’édition de ce beau livre a été dirigée par Jacques Malthête, ancien directeur de recherche au CNRS, auteur de nombreuses contributions sur les débuts du cinéma, et Stéphanie Salmon, directrice des collections historiques de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé. Le livre de 304 pages est disponible auprès de la fondation (Paris XIIIe) et dans les librairies spécialisées au prix de 29€.

Cohen Media Group (USA) soutient la Cinémathèque française et devient mécène du festival Toute la Mémoire du Monde

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Charles S. Cohen, nouveau mécène du Festival de la Cinémathèque « Toute la Mémoire du Monde ».

La Cinémathèque française et Charles S. Cohen, propriétaire et Président directeur général de Cohen Media Group et Cohen Film Collection, annoncent le 27/02/2017 passer un accord de partenariat pour le patrimoine cinématographique mondial. Cohen Film Collection fournira à la Cinémathèque française des films provenant de son catalogue cinématographique, tandis que l’institution française proposera, à son tour, des films à Charles S. Cohen destinés à être projetés au Quad Cinema, salle de spectacle à New York, et au SilverScreen Theater, situé dans le Pacific Design Center de West Hollywood. Cohen Media Group est le distributeur historique de films français le plus prolifique aux États-Unis.

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Vue extérieure du cinéma SilverScreen (Cohen Media Group) dans le Pacific Design Center à Hollywood, Los Angeles – California.

Dans le cadre de ce nouvel accord, Cohen Media Group devient l’un des mécènes officiels du Festival « Toute la mémoire du monde ». Cet accord est conclu pour deux ans et débutera avec le lancement du festival 2017, qui se déroulera du 1er au 5 mars, à Paris, avec Joe Dante et Wes Anderson comme invités d’honneur.

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : des 1ers films fantastiques aux Monstres d’Universal

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Le Monde Perdu (The Lost World) de Willis O’Brien (100 min.) a inspiré toute une génération de réalisateurs de films fantastiques. image Lobster.

A partir de jeudi 20 octobre et jusqu’au 8 novembre, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé (73, avenue des Gobelins, Paris XIIIe) ouvre la rétrospective Le Monde Fantastique du Muet consacrée aux 25 premières années du cinéma fantastique : de Georges Méliès, qui en fut évidemment le pionnier, à Walt Disney, en passant par « The Lost world » de Willis O’Brien qui annonce King Kong et bien plus tard les dinosaures de Spielberg….

Pour réaliser leurs films, les premiers réalisateurs puisent leurs idées dans le féérique ou réveillent des créatures hors normes avec des cornes, des grandes dents, des poils, des tentacules, des yeux dans le creux des mains… Diables, fantômes, spectres se multiplient sur l’écran.

Les « scènes à trucs » (disparitions, réapparitions soudaines, figures de carton-pâte…) donnent lieu aux premiers effets spéciaux.  Le cinéma fantastique recrée les êtres de chairs singuliers, bizarres ou difformes qui suscitaient la curiosité des foules populaires…

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La salle Charles Pathé accueille un piano pour les accompagnements musicaux des films muets.

Considéré comme le cinéma de « l’extra ordinaire », le genre fantastique des premiers temps englobe à la fois le merveilleux, la science-fiction, l’étrange et la peur. De tous les genres, il est peut-être celui qui est resté le plus fidèle à ses origines foraines.

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François ZYGEL, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Universal Monsters (10 novembre au 22 novembre 2016)

La Fondation Jérôme Seydoux- Pathé exhumera ensuite une partie vitale de l’histoire de l’horreur avec la présentation des franchises emblématiques  du studio Universal. Dracula, Frankenstein, La Momie, l’Homme Invisible et l’Etrange créature du lac noir, tous nés dans les années 1930, feront frémir les spectateurs. Les films – parlants (une fois n’est pas coutume pour la Fondation)- seront présentés en copies neuves restaurées !

En 1927, le cinéma apprit à chanter, mais avec l’arrivée de Dracula en 1931, Universal lui enseigna comment crier !

Tarifs Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : Normal : 6,50 € – Réduit (étudiants, seniors + 65 ans) : 5,00 €. Un billet donne accès à 1 séance de cinéma + espaces d’exposition

Achat des billets sur place ou sur le site de la Fondation

Séances et billetterie : www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/projections

 

Celluloid Angels, plateforme participative de restauration des films, mobilise les villes de France

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celluloidangels_ambassadeurs-003Lancée il y a bientôt quatre mois, Celluloid Angels, plateforme participative de financement pour la restauration des films de patrimoine, a déjà réussi à réunir de nombreux cinéphiles sensibles à la sauvegarde des films anciens. Pour aller plus loin, la plateforme a décidé de créer son Club des Ambassadeurs et lance un appel à toutes les villes de France afin d’inviter leurs habitants à se mobiliser pour la restauration des films de patrimoine. Saint-Prix (Île-de-France) est ainsi la première ville à rejoindre la campagne. La commune se lance dans la course pour le financement participatif de la restauration du film « Les Tontons flingueurs ». Le Maire de Saint-Prix, Jean-Pierre Enjalbert, encourage les administrer à participer aux dons dédiés au film de Georges Lautner sur le site de Celluloid Angels. Les contributeurs deviendront ainsi les parrains du film et seront invités à une soirée exceptionnelle à Saint-Prix pour découvrir en avant-première le film restauré en 4K ainsi que les coulisses de cette restauration. Par cette occasion le Maire de Saint-Prix est devenu le premier ambassadeur de la plateforme montrant ainsi l’exemple aux autres communes de France.

celluloidangels_ambassadeurs-002En rejoignant le Club des Ambassadeurs de Celluloid Angels, les villes et villages de France peuvent créer un évènement local fédérateur avec leurs administrés autour d’un projet original.

Aujourd’hui et depuis la création du site, la campagne des « Tontons flingueurs » a récolté plus de 26 000€ pour sa restauration. Plus de 300 cinéphiles, défenseurs du patrimoine ou simples curieux, sont ainsi devenus des « mécènes » – chacun selon ses moyens – pour la restauration en 4K du film de Georges Lautner et pourront en suivre toutes les étapes.

De Méliès à la 3D : La Machine Cinéma, première visite à la Cinémathèque française

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La nouvelle exposition exceptionnelle sur le matériel cinématographique à la Cinémathèque française. (c) DR.

« De Méliès à la 3D : La Machine Cinéma » est la première exposition de matériels cinématographiques de cette envergure qui ne connait jusqu’à présent aucun équivalent dans le monde. Conçue et produite par la Cinémathèque française (51 rue de Bercy, 75012 Paris), elle est ouverte du 5 octobre au 29 janvier 2017 et retrace les grandes évolutions technologiques de cet art, de la fin du XIXème siècle, jusqu’à l’ère numérique. Soigneusement scénographiée par l’agence NC, l’exposition – dont Laurent Mannoni (Cinémathèque française) est le commissaire et Roman Polanski le parrain – regorge de trésors uniques : les premières caméras de Marey, Lumière et Méliès, la Technicolor trichrome de 1932 créée à 27 exemplaires, dont il ne reste presque plus de modèles… L’exposition met également en lumière de nombreux projecteurs, des origines jusqu’au numérique, de la machinerie, du matériel de studios et de laboratoires, des affiches originales… soit 12 tonnes réparties sur 300 matériels exposés (il en reste encore 5700…

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Vernissage de la nouvelle exposition de la Cinémathèque française « De Méliès à la 3D : La Machine Cinéma »

…dans les réserves de la Cinémathèque française !). Un parcours à la fois esthétique, technologique et historique ponctué de projections, de sons et de machines en état de marche… à l’instar du haut-parleur d’origine Western Electric du système Vitaphone (NY 1927) qui permet aux visiteurs d’écouter une chanson du film Le Chanteur de Jazz comme en 1927, tout en regardant un extrait de l’oeuvre.

Un travail d’équipe

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Laurent Mannoni (Cinémathèque française), commissaire de l’exposition « De Méliès à la 3D : La Machine Cinéma ».

Une trentaine de personnes ont travaillé aux côtés de Laurent Mannoni et Laure Parchomenko (Cinémathèque française), telle une petite équipe d’un film où chacun à son rôle à jouer : scénographie, agencement, graphisme, audiovisuel, transport, encadrement, accrochage, lumière… Une exposition en partenariat avec des mécènes : Gaumont, Pathé et Transvideo, avec la participation d’industriels du cinéma, notamment Aaton Digital ; Arri ; Kodak ; Thales Angénieux ; Loumasystems, Technès, TSF, Christie, etc. Mais également l’agence BETC qui a redessiné l’ensemble de la communication de la Cinémathèque française (nouveau logo, ligne graphique…). Ou encore l’institut culturel de Google qui a participé à la production du film « Kinoscope » (Ex Nihilo / Novelab) co-réalisé par Philippe A. Collin en réalité virtuelle (VR-360°) et qui permet aux visiteurs de s’immerger dans l’histoire du cinéma avec des lunettes Google Cardboard.

Catalogue de l’exposition

catalogue-de-melies-a-la-3dUn superbe ouvrage « De Méliès à la 3D : la machine cinéma » de Laurent Mannoni, co-édité par la Cinémathèque française / Lienart, est disponible dans toutes les bonnes librairies. Un livre unique et indispensable richement illustré de documents inédits sur 304 pages et plus de 350 illustrations (Relié/Format 21x26cm – 35 €) qui se veut un cheminement dans la longue histoire des techniques cinématographiques à travers les collections de la Cinémathèque française et par le biais de quelque 120 dates (du XVIIIe siècle à nos jours) marquant l’évolution de cet art.

En parallèle de l’exposition, le Conservatoire des techniques cinématographiques de la Cinémathèque française reprend ses conférences avec vendredi 7 octobre, 17h00, salle Henri Langlois : La Machine Cinéma : Conférence de Laurent Mannoni suivie d’une rencontre avec le directeur photo Pierre-William Glenn animée par Bernard Benoliel et Laurent Mannoni. Retrouvez le calendriers des autres conférences sur ce lien.

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Caméra à 3 films négatifs 35 mm Technicolor (1932) dont il ne reste que très peu de modèle (exemplaire N°26/27).

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Reconstitution d’un plateau de tournage avec différentes caméras (Coutant, Debrie…) et projecteurs. Au centre le fauteuil de réalisateur de Marcel Carné.

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Projecteur 35 mm Cinemeccanica Zenith X 2001 projetant en CinémaScope un extrait en boucle du film photographié par Raoul Coutard « Le Mépris » de Godard.

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Caméra 35mm à 4 objectifs Caméréclair de Jean Mery, Eclair, qui a été utilisée sur le film Les Croix de Bois de Raymond Bernard (1932).

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Perforeuse de film trichrome 65 mm G. de Giglio, Turin, 1913.

Le groupe Monal devient Hiventy, une identité qui reflète sa nouvelle stratégie

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Nouvelle identité visuelle pour le groupe Monal rebaptisé pour l’occasion.

Hiventy : sous ce nouveau nom sont rassemblées toutes les activités de l’ex Groupe Monal – Monal Group (ex CMC et LVT), RGB, Digimage et Mediadub, groupe historique de la prestation technique au service de l’audiovisuel et du cinéma (post-production, laboratoire numérique, sous-titrage, diffusion dématérialisée, doublage, localisation, accessibilité des programmes télé et films, restauration d’archives…).

Il y a tout juste un an (mars 2015), Monal Group était reprise par la société espagnole Tres60 Servicios Audiovisuales présente sur toute la chaîne de valeur audiovisuelle, des moyens techniques de production à la postproduction et à la diffusion. Le projet initié par H.I.G. Europe (« H.I.G. »), actionnaire de référence de Tres60, avait reçu le soutien de l’équipe dirigeante du groupe Monal, et notamment de son actionnaire fondateur, Denis

Denis Auboyer

Denis Auboyer, fondateur de Monal Group. 

Auboyer. Il devait donner naissance à un nouvel acteur européen de la prestation audiovisuelle. Afin de sortir des difficultés financières du groupe, Digimage avait été placé en redressement judiciaire en mars 2015 (Monal Group et Monal Holding, à la même date, en procédures de sauvegarde), certains sites avaient été fermés et de nombreux employés licenciés.

Fin 2015 un plan de reconquête était mis en place par le groupe Monal, les prestations étaient rationalisées face à une dégradation des marges et une concurrence accrue. Aujourd’hui, Hiventy annonce que la situation financière est stabilisée et que « le groupe est en bonne voie vers la sortie des procédures et entend poursuivre son développement ». Il s’est recentré sur ses activités de distribution, d’adaptation et de patrimoine (restauration numérique et argentique) avec le regroupement de certaines activités, notamment celles de post-production image, sur le site de Joinville-le-Pont. Et souhaite s’ouvrir encore plus sur l’international, pour écrire une nouvelle page de son histoire.

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L’inauguration des magnifiques locaux de Digimage Cinema fin 2008 à Montrouge

Le nom et le logo d’Hiventy, avec son « i » surmonté d’une alvéole évoquent la ruche (« hive » en anglais), « synonyme d’organisation, de rigueur et de capacité de production importantes. Ils évoquent aussi l’inventivité et la créativité au service du cinéma et de la télévision » annonce le prestataire.

Pour ancrer ce nouveau positionnement, Hiventy ajoute par ailleurs une signature : « your preferred technical partner », qui doit mettre en valeur l’importance de la dimension humaine et relationnelle de ses équipes.

Monal Thierry Schindele DG« Le lancement d’Hiventy s’inscrit dans la continuité de la démarche engagée depuis un an pour nous renouveler et nous renforcer afin de répondre toujours mieux aux attentes de nos clients. Les grands rendez-vous de la profession à venir, à savoir le MIP TV  dès la semaine prochaine puis le Festival de Cannes, dont nous sommes partenaires, seront l’occasion de dévoiler et d’expliquer notre nouvelle identité à nos clients, partenaires et futurs clients », déclare Thierry Schindelé, Directeur général du Groupe.

 

Gaumont s’expose dans le RER pour ses 120 ans

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Et si les expositions sortaient des musées pour venir à la rencontre de leurs publics ? L’opération inédite lancée par SNCF Transilien et Gaumont, avec le soutien du STIF, met en scène le cinéma et la culture là où on ne les attend pas. C’est sur les rails, à bord d’un train de la ligne D, au cœur du réseau francilien, que le public découvrira – après l’exposition Gaumont au centre culturel Centquatre – Paris, une rétrospective sur 120 ans d’histoire du cinéma pour une durée de 2 ans entre Creil et Melun, en passant par le Stade de France, les gares du Nord et de Lyon ou encore Châtelet-les Halles.

La première rame sera inaugurée le 28 janvier, voie M dans le hall 1 de la gare de Lyon. Le lancement de la deuxième rame est prévu fin mars 2016.

Affiches de films, photographies de stars et appareils cinématographiques ont été orchestrés par l’agence Adkeys (groupe Comkeys) à l’intérieur de deux rames de la ligne D pour offrir une promenade itinérante à travers le 7ème art.

SNCF et le STIF renouvellent ainsi leur souhait d’offrir une parenthèse culturelle aux usagers, après le « train Versailles » en 2012, en partenariat avec le château de Versailles, et le « train des impressionnistes », un an après, en partenariat avec le musée d’Orsay.

Magic Hour équipe la cinémathèque de Toulouse en Lasergraphics

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LaserGraphics Cinémathèque

MagicHour, distributeur d’équipements cinéma et broadcast, a réalisé l’intégration, le paramétrage et la fourniture d’un Scan Station Personal de Lasergraphics à la cinémathèque de Toulouse.

Pour Arianna Turci, conservatrice de la cinémathèque de Toulouse, « L’acquisition de ce scanner est le coup d’envoi de la politique de numérisation prochainement mise en place au sein de la cinémathèque de Toulouse. L’investissement est modéré et performant » Le scan permettra de gérer une urgence de conservation et de sauvegarde d’un ensemble de longs métrages 35 mm « très abimés par le temps ou affichant un réel syndrome du vinaigre ». Ils seront conservés à la fois sur support LTO et sur l’espace de stockage centralisé de la cinémathèque.

« Nous étions dotés d’un télécinéma SD acquis il y a sept ans mais qui ne correspondait plus à la demande des institutions avec lesquelles nous travaillons. » La cinémathèque doit faire face à une demande croissante en termes de documents HD et anticipe déjà une potentielle demande 4K. Il répondra également aux demandes extérieures des chaînes de télévision, archives, sociétés de production, etc.

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Des bobines films qui n’attendent qu’à être numérisées. (c) Cinémathèque de Toulouse.

La station est attachée à un PC d’une capacité de 8 To, lui-même connecté à un SAN de 80 To, point d’échange et de stockage des fichiers numérisés de la cinémathèque. Une station Avid Media Composer assure le montage des éléments numérisés. Accessibles via un réseau 10 Gbits sur le NAS, les fichiers sont disponibles en mode collaboratif, qu’il s’agisse d’éléments DCP pour la cabine de projection ou d’archives composées majoritairement de sauvegardes de copies 35 mm ou 16 mm (films d’exploitation, films institutionnels et familiaux à vocation historique).

Keaton sur tous les écrans et en musique live à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

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Buster KeatonDu 19 décembre 2015 au 5 janvier 2016, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé s’associe au programme Keaton sur tous les écrans ! Petits et grands, cinéphiles et curieux, pourront (re)découvrir une sélection de films courts et longs métrages de Buster Keaton récemment restaurés par Lobster Films. Avec sa salle de cinéma tout confort et l’accompagnement musical en direct au piano pour chacune des séances, la salle Charles Pathé sera le seul écran musical live du programme Keaton sur tous les écrans ! lancé par Arte, Lobster Films et la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé.

FONDATION JEROME SEYDOUX- PATHE :
73 Avenue des Gobelins PARIS 13ème

Vectracom : la préservation du patrimoine audiovisuel sous toutes ses formes

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Le directeur associé de Vectracom,, Laurent Gignoux.

Laurent Gignoux, le directeur associé de Vectracom.

Fin septembre, Vectracom organisait avec son directeur associé, Laurent Gignoux, une visite de ses locaux à la Plaine Saint-Denis, en parallèle des conférences de l’IASA2015 (Association internationale des archives sonores et audiovisuelles) qui se déroulaient à la BNF de Paris, du 27 septembre au 1er octobre, où Vectracom intervenait.

Le prestataire est depuis plus de 20 ans l’un des meilleurs spécialistes français de l’archivage numérique et de la préservation du patrimoine audiovisuel (audio, vidéo, film). Il a travaillé avec l’INA, France Télévisions, TF1, M6, Al Jazeera, ECPAD… (mais également les institutionnels et les sociétés privées en France et à l’étranger) -, a développé une forte expertise dans l’accessibilité des programmes audiovisuels aux personnes handicapées (sous-titrage de films, sous-titrage de programmes Tv en direct, voix off, langue des signes, audio description).

Des palettes de cassettes vidéo en attente de numérisation chez Vectracom.

Des palettes de cassettes vidéo en attente de numérisation chez Vectracom.

L’entreprise est organisée en plusieurs services tels que la numérisation (cassettes, bandes, films…) multi-formats à partir de supports variés (des plus récents aux plus anciens) dans le domaine audio (analogique et numérique – mono et stéréo, multipistes) ; vidéo (2″, 1″, EIAJ, U-Matic, Betacam, D1, D3, HDCam, HDCam-SR, etc.) ; et pellicule (8mm, super 8, 16 et 35mm) en SD, HD, 2K et 4K.

Enrichissement des archives

La préservation audiovisuelle chez Vectracom passe par 3 étapes phares : La numérisation des contenus ; la préservation numérique pour conserver le patrimoine dans un format

Le département de préparation, nettoyage, étiquetage et analyse des cassettes vidéo.

Le département de préparation, nettoyage, étiquetage et analyse des cassettes vidéo.

adapté ; et l’ajout de métadonnées afin de retrouver facilement les éléments. Dans ce domaine, Vectracom a signé un contrat en milieu d’année avec le diffuseur SBC (Saoudi Broadcast Company) pour l’ajout de métadonnées sur plus de 250 000 éléments vidéo. Et pour également numériser plusieurs dizaines de milliers d’heures de vidéo.

Lorsqu’un client a besoin de digitaliser des vidéos en grande quantité, Vectracom dispose de 5 robots Flexicart et de serveurs d’encodage avec un contrôle automatiser de l’acquisition des flux et une vérification par un technicien Vectracom. Le prestataire peut

Les robots flexicart pour la numérisation de masse des cassettes.

Les robots Flexicart pour la numérisation de masse des cassettes.

également se rendre directement chez le client pour des numérisations grâce à ses systèmes itinérants et ses équipes mobiles.

Avec l’émergence de la HD et l’apparition de nouveaux modes de diffusion, la qualité visuelle attendue par les spectateurs est de plus en plus importante et l’exploitation des archives passe dorénavant par une re-masterisation HD ou 2K.

Redonner vie aux films et bandes magnétiques

Vectracom propose une chaîne complète de traitement permettant de valoriser un patrimoine audiovisuel, d’améliorer les couleurs et les sons, d’éliminer les défauts à l’image tout en gardant la sensibilité de l’œuvre originale. Côté traitement des couleurs et restauration, Vectracom assure l’étalonnage SD, HD, 2K et 4K (Nucoda / Resolve), la

Un des deux scanners Lasergraphics présents chez Vectracom pour la numérisation des films.

Un des deux scanners Lasergraphics présents chez Vectracom pour la numérisation des films.

retouche des images SD, HD, 2K et 4K (Revival; Nucoda et Archangel). Vectracom utilise pour la partie acquisition film des télécinémas Spirit et Quada (HD/SD). Elle a acheté en mai dernier deux scanners LaserGraphics 2K et 4K (ScanStation et Director) chez le distributeur Magic Hour pour le transfert numérique des films (8 – 9,5 – 17,5, 16 & 35 mm) dans les principaux formats du marché. Elle a complété son réseau informatique avec un SAN Quantum Stornext de 150 To, en plus de celui déjà existant, soit une capacité globale de 200 To. En visitant un à un les départements de Vectracom, on se rend compte que le prestataire maîtrise toute la chaine de traitement des images et des sons avec des matériels et des opérateurs performants : restauration mécanique (pour enlever, par exemple, les poussières, traces de colle sur la pellicule) avec sa filiale au Maroc ; numérisation ; étalonnage ; re-masterisation… jusqu’au PAD final pour les télés ou fichier DCP pour les cinémas. L’interaction entre l’étalonnage et la restauration est optimale grâce au travail sur la même suite d’images DPX, HD ou 2K.

Le département en charge de la numérisation et restauration des bandes audio.

Le département en charge de la numérisation et de la restauration des bandes audio.

La numérisation et la restauration de bandes audio sont également une des spécialités de Vectracom. Le mois dernier, la société a signé avec la RTS – Radio Télévision Suisse pour numériser une grande partie de son fonds radiophonique, un projet de grande ampleur prévu pour durer 4 ans. Plus de 80 000 heures de programmes audio sur quelques 140 000 bandes magnétiques ¼ pouce. Parmi les autres activités du laboratoire, Vectracom assure la standardisation des fichiers audiovisuels pour une diffusion sur les plateformes VOD ou de streaming. Un juste lien entre la mise en valeur du patrimoine d’autrefois et le modernisme actuel des modes de consommation des images.

Plus d’information sur : www.vectracom.fr