De journalistes à serveurs, livreurs… L’ascension sociale à reculons

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Aux États-Unis, mais aussi en France, les journalistes deviennent serveurs dans les restaurants et les bars en espérant retrouver un job. La suppression de postes dans ce secteur n’a jamais été aussi importante que depuis la dernière crise financière de 2008.

Alors qu’en France, Canal Plus s’apprête à licencier au minimum 500 personnes (près de 18% de ses effectifs dans l’hexagone) et que de nombreux organes de presse ont entamé une cure drastique de leurs effectifs, les États-Unis affichent eux aussi de tristes records jamais égalés depuis la dernière décennie. Durant les cinq premiers mois de l’année, 3000 personnes ont été mises à la porte de groupes de presse lors de licenciements secs ou de départs négociés. Le phénomène se propage comme une trainée de poudre. La presse traditionnelle – et ses déclinaisons Internet – est touchée de plein fouet, mais également les rédactions des chaînes de télévision, ou les sites d’information en ligne. Ainsi, l’éditeur de presse Gannett (le plus important aux États-Unis avec notamment le titre USA Today diffusé à plus d’un million d’exemplaires par jour), ou encore McClatchy (2ème éditeur aux États-Unis avec 29 journaux dans divers états du pays pour un tirage quotidien de 1,6 million d’exemplaires, mais aussi éditeur de multiples sites d’information) ; GateHouse Media (144 quotidiens, 688 journaux et 570 sites d’information locale) ; BuzzFeed et Vice Media, sites d’info-divertissement à audience globale, ou encore la chaîne CNN, tous ont licencié pour tenter de maintenir leur rentabilité… sans y parvenir. Le phénomène ne devrait pas ralentir avec les fusion-acquisitions qui se préparent entre les groupes de presse Gannett, GateHouse Media, McClatchy et Tribune Publishing (3ème éditeur aux Etats-Unis avec le Chicago Tribune, New-York Daily News…).

Aujourd’hui, le nombre de licenciement a dépassé le précédent record de 2009, lorsque 7.914 journalistes avaient perdu leur emploi dans la foulée de la crise financière des subprimes. Des chiffres publiés il y a quelques semaines par le cabinet spécialisé Challenger, Gray & Christmas Inc. Un décompte qui prend en considération le groupe Verizon Media – maison mère du Huffington Post et de Yahoo -, qui annonçait en janvier dernier 800 licenciements dans tous ses services. Selon l’institut de recherche Pew Research Center, 88.000 personnes travaillent pour des rédactions aux Etats-Unis. Malgré la santé économique florissante du pays et un taux de chômage au plus bas depuis 1969, le secteur du journalisme fait tache au pays de l’oncle Sam. Comme le note le vice-président de l’institut Pew Research, Andrew Challenger : « dans la plupart des autres secteurs, les entreprises peinent à trouver les bons candidats ; pour le journalisme, c’est tout le contraire. Les licenciements ont créé une surabondance de profils hyper-qualifiés en recherche de poste que l’offre actuelle ne permet pas de combler. Et cela risque de s’accélérer encore. » Lorsqu’en mai dernier, le petit site Internet Bklyner, centré sur l’actualité de Brooklyn, a posté une offre d’emploi pour trouver un reporter politique, 16 journalistes ont envoyé leur candidature en moins d’une heure : « beaucoup d’entre eux avaient des parcours incroyables, au niveau national, que ce soit à CNN, Reuters ou New York Magazine. Je regardais ma boite email et me disais ‘Oh mon dieu !’ Je n’avais jamais vu ça… Des profils hyper-expérimentés, et la vitesse à laquelle les candidatures arrivaient. C’était vraiment déprimant ; cela en dit long sur la crise du secteur », expliquait Liena Zagare, éditrice du site, dans une interview. Quelques journaux sortent du lot. Ainsi, The Los Angeles Times a recruté une centaine de personnes dans son équipe éditoriale depuis que le milliardaire Patrick Soon-Shiong a racheté le quotidien en juin dernier. The Washington Post a également annoncé l’embauche de 10 journalistes d’investigation.

Tu seras journaliste, en recherche d’emploi…


Aux États-Unis, les emplois de journalistes dans les médias d’information ont chuté de 23% entre 2008 et 2017.
A cela plusieurs raisons :
·       La presse traditionnelle a vu la plupart de ses recettes publicitaires s’effondrer alors que son lectorat s’évaporer dans les méandres de l’Internet.
·       La déclinaison des journaux en numérique – souvent accompagnée d’une méconnaissance totale des codes du digital au sein du management et des rédactions (faut-il réutiliser les articles et les adapter au web ? Créer une rédaction web séparée ? Rémunérer les journalistes pour leurs articles sur le web ? [cette demande venant principalement de ces derniers] – a pris beaucoup de retard alors qu’en parallèle les GAFAs devenaient très puissants et attiraient de plus en plus de jeunes lecteurs (surfeurs ?) et d’annonceurs.
·       Il y a eu une perte de valeur des revenus tirés des bannières publicitaires sur le web comparés au prix des pages papier. Résultat, beaucoup de déclinaisons web de journaux ne sont toujours pas rentables et le papier reste encore la principale source de revenus, malgré une perte de valeur.
·       Les multiples départs (volontaires ou pas) de journalistes (secrétaires de rédaction, correcteurs, rédacteurs, pigistes…) remplacés par des stagiaires ou des personnes moins chers payés et sans expérience, a eu un impact sur la qualité des journaux.
·       L’arrivée du web avec la disponibilité immédiate des infos (pas toujours vérifiées) a changé la manière de traiter l’actualité dans le métier. Cette concurrence inédite de l’Internet a stressé les éditeurs de moins en moins enclins à payer des journalistes pour des enquêtes de fond qui prennent du temps « sans que rien ne soit publié à court terme ». Les éditeurs ont – à leur tour – stressé les journalistes en les invitant à être davantage productifs, avec pour conséquence moins de présence sur le terrain, moins de budget pour leurs déplacements, un encadrement plus poussé avec notamment le travail en open-space (bruyant et qui nuit à la concentration) mais qui permet de garder un œil sur l’ensemble de la rédaction et des écrans, avec les dérives que cela entraine : plus de stress, moins de temps à vérifier ses sources, la réécriture de communiqués de presse plutôt que d’articles originaux…
·       Les news présentes sur les sites des journaux ont été récupérées trop longtemps par Google sans qu’aucune rémunération ne soit reversée aux éditeurs.
·       Les annonceurs ont investis une part croissante de leur budget dans le Web, la vidéo sur Internet, les AdWords… L’année dernière, Facebook et Google ont concentré les 3/4 des investissements publicitaires on-line aux Etats-Unis.
Certains sites d’information proposant des contenus rédactionnels ont récupéré des journalistes mais la faible rentabilité du secteur n’a pas permis de maintenir ces emplois. Cette fragilité des médias en ligne est une des raisons du phénomène de syndicalisation des rédacteurs au Etats-Unis. Dans le groupe Vox Media (maison-mère de sites web The Verge [techno], Eater [nourriture], SB Nation [sport]…), un accord a été signé avec la direction afin de garantir un minimum de 11 semaines de salaires en cas de licenciement.

En janvier dernier, John Stanton, un ancien correspondant à Washington pour BuzzFeed News (site web qui a notamment révélé les liens supposés de Trump avec la Russie) a fait partie des 250 licenciés. Quelques mois plus tard, le journaliste participait au démarrage du projet « Sauvez le journalisme » (Save Journalism) afin d’attirer l’attention du public sur la manière dont des géants du numérique comme Facebook et Google mettent les rédactions et les journalistes en danger en accaparant le marché publicitaire. Grâce à ce projet, des tribunes libres ont été publiées dans la presse, une campagne de pub a été lancée dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Un avion tirant une bâche publicitaire où figurait le hashtag  #savelocalnews a même survolé la conférence annuelle Google 2019 en mai dernier à San Francisco. « Nous voulons faire réagir le public et nos confrères et prévenir de l’impact qu’ont les géants de l’Internet sur le métier de journaliste, explique Stanton. Nous devons nous protéger ou nous n’aurons plus de travail ! ». Et d’ajouter : « Beaucoup de mes collègues licenciés par BuzzFeed sont toujours à la recherche d’un travail stable dans une rédaction. Plusieurs sont devenus indépendants, faute de mieux. Ils peinent à gagner 400 dollars pour un article de 1000 mots qui peut prendre une semaine à rédiger ! »

Les GAFA sont souvent montrés du doigt pour leurs modèles économiques « disruptifs » et leur impact sur les secteurs traditionnels (commerce, hôtellerie, transport…). Leur recherche de contenus frais pour alimenter leurs sites a permis à certains (ex)-journalistes d’intégrer ces nouveaux « médium » alors que les rédactions licenciaient à tour de bras. Amazon fait appel à des rédacteurs pour couvrir l’actualité faits-divers et cambriolage aux Etats-Unis. Ces scribes d’un nouveau genre servent à alimenter son site commercial Ring, qui vend des produits de vidéo-surveillance aux américains. Facebook, Apple, Snapchat et Google ont tous fait appel aux rédacteurs et ex-journalistes afin d’alimenter en contenus leur offre digitale. Au pays de l’oncle Sam, trouver un job de journaliste est un vrai défi selon son lieu de résidence. L’année dernière, Emma Roller, 30 ans, a fait jouer ses droits au départ pour quitter le site Internet Splinter (Univison group – Gizmodo Media) où elle officiait comme journaliste politique à Washington. Elle s’est mariée, a emménagé à Chicago pour se rapprocher de sa famille. Sur place, les seules offres de travail de journaliste impliquaient qu’elle reparte à Washington, ou qu’elle emménage à New-York ou Los Angeles. « Tous les médias sont concentrés dans ces trois villes, regrette l’ex-journaliste qui s’en sort en travaillant à mi-temps dans une école et dans un café, comme serveuse. J’ai choisi de quitter une ville où il y avait encore du travail, pour combien de temps ? Je ne sais pas. Mais le problème est structurel. La mutation du secteur provoque une casse sociale qu’on ne soupçonnait pas. » Même un prestigieux prix de journalisme ne garantit pas de boucler ses fins de mois. Il y a deux ans, Chris Outcalt a intégré une startup qui désirait lancer un site Internet de news sur les technologies. Mais les employés ont vite été licenciés faute de rentabilité. Chris Outcalt s’est donc retrouvé freelance. Grâce à l’un de ses articles, le jeune homme a remporté le prestigieux prix Livingstone (qui récompense les journalistes de moins de 35 ans) en juin dernier pour son reportage « Murder at the Alcatraz of the Rockies » qui décrit le meurtre d’un détenu filmé par plusieurs caméras, dans l’une des prisons les plus surveillées du Colorado. Malgré ce succès éphémère, le jeune homme cherche encore un travail à temps plein. Car être serveur dans un bar de Denver n’est pas l’aboutissement qu’il espérait pour sa carrière. « Je me demande souvent si je pourrai retrouver quelque chose de stable dans ce secteur, un job avec au moins une assurance santé pour me soigner. Personne ne choisi ce métier pour devenir riche. Mais j’imagine que peu de jeunes candidats chercheront à intégrer ce métier quand on leur dira qu’il faut travailler deux nuits par semaine comme serveur pour survivre. »

Malgré la situation, les écoles de journalismes font le plein. Leurs formations prennent une nouvelle direction. Quarante quatre jeunes journalistes diplômés sortiront cet automne de l’université du Maryland, douze de plus que l’année précédente. Les cours intègrent aujourd’hui davantage de modules audio car cette génération « semble affectionner particulièrement les podcasts », explique Lucy Dalglish, doyenne du collège de journalisme Philip Merrill. De nouveaux modules sont enseignés. Les thèmes « écrire pour être lu » deviennent « écrire pour être référencé par les moteurs de recherche ». De nouveaux modes d’écritures appararaîssent : « apprendre à écrire en 140 caractères » [280 aujourd’hui, Ndlr] pour être un bon « journaliste » tweeter ; les formations s’orientent vers le story-telling pour un futur plus qu’incertain où les jeunes travailleront à la tâche, en tant que « livreur d’articles », à l’instar de l’ubérisation de l’économie. D’ailleurs, le site Bloomberg utilise depuis plus d’un an Cyborg, un algorithme qui adapte les données financières en articles parfaitement lisibles. Forbes fait appel à Bertie, une intelligence artificielle qui ébauche les grandes lignes d’un article en appui des journalistes qui les finalisent. Le Washington Post dispose d’un robot-reporter, baptisé Heliograf, qui a écrit 850 articles la première année et a remporté le prix The Post, une récompense pour son « Excellence dans l’utilisation de Bots » lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Même si ses programmes informatiques sont présentés comme des aides pour les journalistes, peu s’en faut pour qu’ils deviennent autonomes. Et devinez qui en sortira vainqueur ?

Georacing reçoit le Grand prix de France Innovation Sport Automobile

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La traditionnelle soirée des Trophées du Sport Automobile organisée par la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) au théâtre Mogador à Paris a permis la semaine dernière de décerner le Grand Prix de France Innovation Sport Automobile à l’équipe

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de Georacing. Cette solution technologique permettant de suivre en direct l’avancée des pilotes (mais aussi de compétiteurs dans d’autres sports) sur Internet ou sur smartphones. Elle offre de nombreuses informations visuelles et chiffrées qui viennent compléter les statistiques d’une course.

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Grâce une app de tracking GPS, embarquée dans le smartphone des pilotes, et qui transmet à chaque seconde la position des voitures, il est possible pour les fans d’avoir un suivi en direct de la course sur une carte interactive enrichie de nombreuses informations comme la vitesse, les écarts, les temps de passage, le timing, les classements…

Tout est automatisé et simple à déployer par l’organisation de la compétition. Aucun équipement dédié n’a besoin d’être installé dans les voitures. L’outil permet également aux équipes de sécurité d’identifier d’éventuels pannes ou accidents et d’intervenir plus rapidement.

Après un pitch d’une minute devant les invités, David Barbosa Da Silva, responsable Marketing et Commercial de GEORACING, a reçu le prix des mains de la Ministre des Sports, Roxana Maracineanu, et de Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport Racing.

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Videomenthe au cœur du contrôle qualité de Deluxe Media Paris

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Deluxe est un groupe américain employant 7500 collaborateurs, implanté dans 38 régions du monde, spécialisé dans la création, la transformation, la localisation (doublage, sous titrage, audiodescription…) et la distribution de contenus audiovisuels pour des studios de cinéma, sociétés de production, diffuseurs et chaînes de télé, les plateformes vidéo et agences de pub. Pour la France, Deluxe a choisi le système Eolementhe afin d’assurer le contrôle qualité de ses fichiers médias et la conformité du contenu envoyé à ses clients.

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Fred Taieb, Deluxe Media Paris, Director Audio Services France

Portail collaboratif de création de workflows et d’échange de fichiers média dans le cloud, Eolementhe (développé par la société française Videomenthe) propose le transcodage, le contrôle qualité, la correction de niveaux audio, l’insertion de métadonnées, le sous-titrage multilingue, la livraison des fichiers PAD… au sein d’une même interface graphique conviviale. Videomenthe Eolementhe

« Notre priorité, c’est la qualité technique et artistique, et le respect de l’intégrité du contenu initial, explique Frédéric Taieb, Directeur Audio Services de Deluxe France. Outre les besoins fonctionnels, nous avions deux impératifs : la sécurité du contenu et la maîtrise de notre budget. Eolementhe nous permet de répondre aux critères de nos clients en termes de qualité de fichiers, tout en nous assurant un environnement sécurisé. Autre point notable : le workflow étant entièrement réalisé dans le cloud, nous bénéficions d’un modèle financier souple et évolutif».

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Muriel Le Bellac et son équipe de Videomenthe ont travaillé avec celle de Deluxe France pour établir les paramètres de la plateforme, et notamment les autorisations de traitement propres à chaque utilisateur. Des test-plans de contrôle qualité ont également été créés puis chargés sur la plateforme Eolementhe, utilisable par des opérateurs, technique ou non.

La vérification des fichiers passe par l’outil Baton d’Interra Systems, et la fonction « Pause sur le workflow » permet d’intégrer des étapes de vérification éditoriale et technique des fichiers, afin de faciliter le travail d’équipe.

Kinepolis équipe 6 complexes cinéma supplémentaires de la technologie 4DX

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Kinepolis Group a annoncé lundi 12 novembre avoir signé avec le coréen CJ 4DPLEX afin d’équiper six nouveaux complexes cinématographiques de la technologie 4DX. Celle-ci associe des équipements audio et de projection de haute technologie, avec des effets mécaniques (fauteuils en mouvements) et atmosphériques (vent, pluie, fumée, etc.) Moins d’un an après l’ouverture de ses premières salles 4DX – à Anvers, Bruxelles, Lomme, Madrid et Valence – Kinepolis récidive avec cette technologie qui sera active dans les prochains mois dans trois complexes en Belgique (Kinepolis Hasselt, Gand et Rocourt), un au Luxembourg (Kirchberg), un en France (Kinepolis Nîmes) et un en Espagne (Kinepolis Diversia, Madrid).

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La fumée n’est pas interdite dans les salles 4DX

Créée en 2009, la technologie 4DX s’est rapidement étendue dans le monde entier. À ce jour, elle équipe 573 salles, dans 59 pays et le chiffre des 600 salles devrait être atteint d’ici la fin de l’année.

La capacité en places assises variera entre 88 et 160 sièges. Kinepolis prévoit d’ouvrir ses salles 4DX à Hasselt, Madrid et Rocourt d’ici la fin de cette année. Les trois autres salles ouvriront au cours du premier trimestre 2019.

Les prochaines sorties 4DX au programme sont : « Les animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald” (Nov 14, 2018), « Le Grinch » (Nov 28, 2018) et « Ralph 2.0 » (Déc 12, 2018). Les premières sorties dans les salles 4DX nouvellement annoncées seront « Aquaman » et « Le retour de Mary ».

 

Groupe M6 : un pas en avant vers la transition IP de ses infrastructures techniques

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M6 Mathias Bejanin CTO M6

Mathias Bejanin, CTO du groupe M6

Harmonic, le fabriquant américain de matériels audiovisuels, vient d’équiper les chaînes du groupe M6 en serveurs de diffusion et de stockage qui contribueront au passage de son infrastructure réseau classique SDI à un dispositif média sur réseau IP. Ces équipements s’appuient sur les nouvelles normes SMPTE ST 2110 (professional media over managed IP networks) qui caractérisent la livraison des médias sur réseau IP ; ainsi que la norme SMPTE 2022-7 (seamless protection switching) qui définit une commutation « propre » des flux vidéo sur réseau IP.

Harmonic Spectrum X

Serveur Spectrum X Harmonic

« Nous faisons confiance aux solutions d’Harmonic depuis plus de dix ans et nous apprécions leur engagement en matière de fiabilité et d’innovation explique Mathias Bejanin, directeur technique du groupe M6. Quand notre infrastructure sera prête pour la production en direct sur IP, nous serons les premiers sur le marché à déployer cette technologie, marquant ainsi notre avance en matière d’innovation, d’efficacité et de sécurité des process ».

Harmonic MediaGrid

Stockage partagé MediaGrid Harmonic.

Les produits Harmonic sélectionnés par M6 incluent les serveurs Spectrum X et le stockage partagé MediaGrid. Les premiers serviront à l’acquisition des contenus, la commutation des sources en direct avec leurs habillages graphiques, les DVE, leur diffusion 24h/24 – 7j/7, la vérification des flux et leur supervision manuelle via le contrôleur vidéo Omnium (Broadteam). Le stockage partagé MediaGrid Harmonic sera rattaché aux opérations de montage et de diffusion au sein des équipes de M6.

Les neufs robots de Boston Dynamics qui vont changer le travail des humains

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L’entreprise américaine Boston Dynamics est sans conteste la plus prometteuse en matière de développement de robots à l’apparence humaine ou animale. Des machines imaginées par plus de 300 ingénieurs, qui allient mécanique, électronique, cartographie et intelligence artificielle.

Boston Dynamics

Rattachée au célèbre MIT (Institut de technologie du Massachusetts) à sa création en 1992, la société vient d’annoncer qu’elle commercialisera en 2019 son premier robot quadrupède SpotMini. Le fondateur et actuel PDG de l’entreprise Marc Raibert désire en effet mettre en vente des exemplaires de cette machine l’an prochain et ainsi confirmer le potentiel commercial de la société qui a été cédée en 2017 par Alphabet-Google à la holding japonaise Sofbank. Le montant à débourser pour ce quadrupède dont le comportement s’apparenterait à un chien n’a pas été dévoilé. Il pourrait servir aussi bien à des fins militaires, domestiques que de sécurité. Boston Dynamics a publié une vidéo des 9 robots prototypes qui devraient changer notre manière de vivre et de travailler dans les années à venir. Enjoy !

Chine : premier cinéma équipé en EclairColor HDR avec l’exploitant Bestar Cinemas et l’intégrateur Great Ocean

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  • Premier film chinois mastérisé au format EclairColor High Dynamic Range par Eclair

Le Groupe Ymagis, spécialiste des technologies numériques pour l’industrie du cinéma, et l’intégrateur Chinois Great Ocean annoncent le lancement de la première salle de cinéma en EclairColor HDR (High Dynamic Range) dans la ville de RuiAn avec l’exploitant Bestar Cinemas. Au sein du tout nouveau multiplexe de Bestar Cinemas, la technologie EclairColor est au cœur du dispositif Premium Large Format (PLF) baptisé « STARX » et qui est équipé d’un écran de 22 mètres de base, de 600 fauteuils et d’un système de projection quad SRX-R515QS de chez Sony Digital Cinema.

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« Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir présenter pour la toute première fois en Chine cette nouvelle technologie HDR, au sein de notre nouveau multiplexe, situé dans le centre commercial Wuyue à RuiAn« , commente Jiang Yuanxin, Directeur Général Adjoint de Shanghai Bestar Cinemas Management Co. « EclairColor combiné à Sony délivre une qualité d’image supérieure qui apporte encore plus d’émotions à l’écran, améliorant ainsi de façon significative le taux de satisfaction de nos spectateurs. Dans le cadre de notre plan de développement, nous souhaitons ouvrir en Chine d’ici 2021, 50 salles STARX PLF équipées de la technologie EclairColor au sein de nos actuels et futurs cinémas. »

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Pour Zhang Liang, Directeur Technique de l’intégrateur Chinois Great Ocean, « la collaboration avec les équipes d’EclairColor s’est parfaitement bien déroulée lors de l’installation de notre premier site à RuiAn. La palette de couleurs qu’apporte EclairColor est beaucoup plus riche et les nuances sont très fines permettant d’obtenir à l’écran de vrais couleurs noires, comme cela a été démontré lors de la projection du film Chinois Dying to Survive en EclairColor. Tous les cinémas, quelle que soit la taille des écrans, peuvent s’équiper en EclairColor HDR. Par ailleurs, le système de projection Sony Digital Cinema 4K peut être utilisé par les exploitants pour projeter aussi bien les contenus masterisés en EclairColor que les contenus au format habituel (« DCI »). »

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« Nous espérons pouvoir annoncer dans les prochaines semaines de nouvelles installations en EclairColor grâce à notre premier site témoin à RuiAn avec notre partenaire Great Ocean« , déclare Simon Eyriès, Chef de projet EclairColor. « L’arrivée d’EclairColor en Chine est une étape clef pour les cinéastes et les exploitants chinois qui ont désormais accès à une technologie HDR disponible, efficace et économique. A cette occasion, Eclair (le pôle d’activités contenus du Groupe Ymagis) a produit le premier DCP EclairColor d’un long-métrage produit et filmé en Chine Dying to Survive, réalisé par Wen Muye« 

Thierry Drilhon (Euromedia) nommé Président de la Chambre de Commerce & d’Industrie Franco-Britannique

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Le conseil d’administration de la Chambre de Commerce & d’Industrie Franco-britannique vient de nommer Thierry Drilhon Président de la Chambre avec effet immédiat.

«Je suis très honoré  de cette nomination et suis conscient  des enjeux pour nos deux pays à ce moment clé de notre histoire. Je continuerai avec la même passion le travail remarquable entrepris par Olivier Campenon et toute l’équipe de la Chambre pour faire entendre la voix des entreprises et contribuer ainsi à construire des relations commerciales fortes et pérennes entre nos deux nations » a-t-il déclaré.

Agé de 53 ans, Thierry Drilhon est diplômé de l’EAD Paris et de l’université de Stanford aux USA, il intervient comme Senior Advisor du fonds Francisco Partners et est Administrateur des sociétés Beijaflore, Synapscore et Tiaré Groupe. Il était également Vice-Président de la Chambre.

Il prend la présidence de la Chambre à un moment clé de ses 145 ans d’existence, exactement deux ans après le Référendum historique qui aboutira à la sortie de l’Union Européenne du Royaume Uni.

Le Président sortant, Olivier Campenon, a œuvré pendant ses deux années de mandat pour rapprocher les communautés franco-britanniques dans ce contexte nouveau et pour représenter avec fermeté la position et les intérêts des entreprises pendant les discussions à Londres et à Bruxelles. Le conseil d’administration a tenu à le remercier vivement pour son engagement sans faille tout au long de son mandat.

SON PARCOURS

Thierry Drilhon met au service de la Chambre son expérience d’une longue carrière internationale. Après avoir exercé des fonctions exécutives chez DIGITAL (11 ans), MICROSOFT (5 ans), il rejoint CISCO en 2000 comme CEO France puis Vice-Président Europe puis enfin, au niveau mondial, Senior Vice- Président Corp. en charge des Partenariats et Alliances et membre du Comité Exécutif.

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Ces 5 dernières années, il pilote, en tant que Chairman et CEO, la transformation du groupe EUROMEDIA pour en faire le leader européen du Broadcasting au travers d’une profonde transformation, d’acquisitions (8) et de cessions mais aussi d’un renouvellement de l’actionnariat, avec l’entrée du fonds PAI, permettant ainsi de soutenir le développement du groupe. Il a développé durant toutes ces années un important savoir-faire en termes de leadership direct ou par influence.

EUROMEDIA a atteint des résultats record en 2017 avec un Ebitda de 72 millions d’Euros pour 360 millions de Chiffre d’Affaires.

Adepte d’une vision “Francoptimiste”, il est l’un des cofondateurs des “Etats de la France” qui réunit depuis 12 ans des dirigeants de grandes entreprises pour établir un bilan de conjoncture Economique, Politique, Sociale et Internationale.

Passionné par les sujets d’éducation, il donne des conférences au MBA d’HEC depuis près de 10 ans.

Georacing à la manœuvre sur le suivi virtuel de la compétition du Tour Voile 2018

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La société Trimaran a été choisie par Amaury Sport Organisation (ASO) pour déployer ses technologies Georacing de tracking GPS et de visualisation virtuelle d’événements sportifs « outdoor » (en extérieur) lors du Tour Voile 2018 (l’ancien Tour de France à la voile), du 6 juillet au 22 juillet, soit 15 jours de compétition et 2 jours de repos. Un parcours qui débute à Dunkerque et se termine à Nice.

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Grâce à des balises GPS positionnées sur les bateaux des 26 teams participants, les fans peuvent suivre en temps réel toutes les régates sur un lecteur vidéo interactif pour le digital (web et mobile). Positionnements, vitesses, écarts, classements… sont accessibles à tous, via le lien « Cartographie » du site internet du Tour Voile et grâce à l’application mobile Georacing (iOS & Android). Georacing réalise quotidiennement des séquences virtuelles en 3D en alternance sur la finale des stades nautiques et le raid côtier qui viennent enrichir le contenu des résumés sportifs diffusés dès le lendemain sur différents médias (TV & Digital).

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Cette année, le Tour Voile fête ses 40 ans. Plus condensé que les années précédentes et alternant entre des manches en Stades Nautiques et des Raids Côtiers, il est encore plus intense et exigeant pour les participants. Il passe notamment par Dunkerque, Dieppe, Barneville-Carteret, Baden-Golfe du Morbihan, Gruissan, Hyères et Nice.

CGR Cinémas Paris Lilas (Jocelyn Bouyssy) : « 1 million d’euros pour une salle premium immersive ICE »

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Jocelyn Bouyssy, le directeur général du groupe CGR – premier circuit cinématographique en France avec 73 cinémas – a inauguré le 20 juin dernier en présence de nombreux invités le nouveau complexe cinéma du groupe CGR à la Porte des Lilas à Paris. Un cinéma de 7 salles rebaptisé CGR Paris Lilas, suite au rachat du groupe Cap’Ciné en novembre 2017.

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Jocelyn Bouyssy, directeur général du groupe CGR à l’inauguration du cinéma Paris Lilas, le 20 juin 2018. © Lionel Ollier

L’ensemble du lieu, entièrement rénové et repensé, dispose d’une salle Premium particulière (la n°4) baptisée ICE (Immersive Cinema Experience) qui se distingue des autres par son côté immersif. C’est la 19ème salle CGR en France à disposer de ce procédé (une exclusivité CGR Cinémas) qui associe qualité visuelle, sonore et confort du spectateur (taille et espacement des sièges inclinables, gradinnage rehaussé…) En plus d’une excellence sonore qui « enveloppe » le spectateur (Dolby Atmos qui met à contribution 53 haut-parleurs dont certains au plafond) et d’une qualité visuelle lumineuse et cristalline (projecteur laser 4K Christie 9P à 60K lumens, 14 pieds-Lambert pour la 2D et 7fL en 3D), la salle dispose de 12 panneaux Led latéraux Philips (technologie LightVibes, propriété de CGR suite à son rachat à Philips) qui prolongent sur les côtés l’environnement sensoriel de l’écran principal et plonge le spectateur dans l’action.

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Le cinéma CGR Paris Lilas. ©Lionel Ollier

« Il faut compter 1 million d’euros d’investissement pour une salle ICE LightVibes, explique Jocelyn Bouyssy, Dg du groupe CGR. Luc Besson a été le premier à nous faire confiance sur son film Valérian ; notre laboratoire de post-production à La Rochelle se charge d’incorporer la technologie LightVibes aux copies numériques. Pour des raisons de sécurité, c’est un véritable bunker ; je n’ai moi-même pas le droit d’y pénétrer ! » Depuis la sortie du film de Besson, plusieurs studios américains ont fait confiance à Jocelyn Bouyssy et à son concept ICE LightVibes dont Warner, Sony, Universal, Disney Nature… et prochainement Paramount (en discussion). Un succès qui fait qu’aujourd’hui CGR propose sa technologie à d’autres exploitants sans demander de royalties. A charge pour eux d’adapter leurs salles à ce label et son haut standard de qualité. Certains films diffusés dans la salle ICE ne bénéficient pas du format LightVibes – les spectateurs en sont avertis avant d’acheter leur billet – Ils peuvent malgré tout apprécier les bandes-annonces formatées ainsi. CGR espère pouvoir sortir chaque année une vingtaine de films en immersion sensorielle LightVibes.

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Salle ICE LightVibes avec ses panneaux latéraux Led. ©DR

Le spectateur bénéficie d’un accueil ICE privilégié dès le hall du cinéma. Grâce aux fauteuils numérotés, il peut réserver la place de son choix, en ligne ou directement au cinéma. Le prix des billets reste raisonnable pour cette salle premium : 15€ en plein tarif ; 11€ tarif réduit pour les moins de 26 ans ; et 8€ en matinée et pour les enfants toute la journée. Un véritable succès pour CGR qui proposera 7 nouvelles salles ICE d’ici la fin de l’année.