Eyeway Médias et France Audiovisuel intègrent le Groupe Eliote

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A travers l’acquisition d’Eyeway Médias entérinée fin d’année 2020, le Groupe Eliote souhaitait proposer un service exécutif de supervision de post-production et de création d’habillages, en prolongement des dispositifs techniques proposés à ses clients. Outre cet objectif, les équipes d’Eyeway Médias apporteront aussi leur expertise des process de fabrication de programmes à destination des plateformes. Côté France Audiovisuel (FAV), Le Groupe Eliote voulait accroître son département location-tournage pour l’année 2021. France Audiovisuel possède un parc matériel de plus de 1500 références et 9000 produits pour tout types de tournages : reportages, documentaires, fictions, émissions de flux, news, sport et films institutionnels, publicitaires ou événementiels… L’acquisition d’un des leaders du marché était la manière la plus efficace d’atteindre cet objectif, conformément au planning prévisionnel d’expansion du groupe. Ce choix était stratégique en termes de parts de marché et de positionnement.

Bruno Le Roy, Président du Groupe Eliote : “La politique d’expansion que nous menons depuis deux ans est cohérente avec la conjoncture. On ne peut plus se limiter à ne représenter que deux ou trois maillons d’une chaîne de production. Il faut pouvoir proposer ses services sur la chaîne complète ! Je suis très fier de pouvoir aujourd’hui compter sur les nombreux talents d’Eyeway Médias et de France Audiovisuel, ils sauront s’associer à l’élan que nous avons déjà initié”.

Fernando Carvalho, Directeur Associé du Groupe Eliote : « Le constat est sans équivoque, les dispositifs techniques demandés par nos clients sont de plus en plus nombreux et complexes. L’arrivée des équipes d’Eyeway Médias va nous permettre de répondre à une demande croissante d’accompagnement sur des programmes imposant ces évolutions. L’année 2021 sera chargée et l’investissement dans des outils de dernières générations nous permettra de répondre  aux nouvelles normes de fabrication. »

Studio 26 by Eliote

Par ailleurs, le Groupe Eliote s’est diversifié dans ses activités en reprenant le Studio 26 à Boulogne (92). Le groupe a rénové le lieu et installé depuis octobre 2020 une équipe pour son exploitation. Désormais, un plateau TV et un Web plateau entièrement équipés régie, lumière et son, accueillent diverses productions. 

Très impliqué depuis deux ans dans la fourniture de services de production exécutive technique, le Groupe Eliote voulait proposer son propre lieu de tournage pour répondre notamment à une demande récurrente de tournage TV et Web. Mais également face à la conjoncture actuelle d’offrir aux agences de communication des solutions de visio-conférences améliorées et interactives réalisées aux normes broadcast.

L’UER vient en aide à Télé Liban avec un premier don de matériel de France Télévisions

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Confrontée à une grave crise politique et aux conséquences des explosions du port de Beyrouth, la télévision publique libanaise Télé Liban a fait appel à l’UER (Union Européenne de Radiotélévision) pour continuer à assurer sa mission d’information du public, rendue difficile par manque de moyens, notamment techniques.

Les experts technologique et innovation de l’UER ont d’abord identifié les équipements pouvant être utilisés pour résoudre les problèmes de production, puis ont transmis la liste aux organisations membre.

L’objectif était de trouver des équipements excédentaires ou inutilisés correspondants. C’est France Télévisions qui a d’abord répondu positivement, et après quelques entretiens téléphoniques, les modalités d’expédition ont été mises en place.

Du matériel de tournage et de diffusion 4G pour les équipes de production a ainsi été livré à Beyrouth dans les locaux du diffuseur public. Un matériel aujourd’hui utilisé sur le terrain afin de permettre à Télé Liban de poursuivre sa mission.

Pour venir en aide aux victimes des explosions survenues en août dans le port de Beyrouth, France tv avait déjà mobilisé ses antennes et proposé un concert caritatif en direct de L’Olympia, diffusé sur France 2.

Hans Hoffman, premier Européen de l’histoire de la SMPTE élu à sa présidence

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L’organisme américain de normalisation SMPTE (Society of Motion Picture and Television Engineers) a élu le 15 décembre dernier son nouveau président pour la période 2021-22. Il s’agit de l’allemand Hans Hoffmann, actuel responsable des fondamentaux et de la production média à l’UER. Le 1er janvier 2021, le Dr Hans Hoffmann sera le premier Européen de l’histoire de la SMPTE (fondée en 1916) à occuper cette fonction.

Hans Hoffman, le premier Européen de l’histoire de la SMPTE élu à sa présidence pour 2021-2022. (c) EBU

Ce poste renforcera les liens et les partenariats de l’UER avec la SMPTE au service du secteur des médias et du divertissement au sens large. La SMPTE est basée dans l’état de New-York à White Plains et fonctionne comme une association professionnelle mondiale d’ingénieurs, de technologues et de cadres travaillant dans l’industrie des médias et du divertissement. Son travail est à la base de nombreux standards vidéo utilisés par la télévision, le cinéma et les nouveaux médias.

Hans Hoffmann, membre de la SMPTE, a rejoint l’organisme en tant que jeune ingénieur et y a progressé en prenant des fonctions de direction de groupes de normalisation, de présidence de comités technologiques. Il a été gouverneur du conseil d’administration pour la région EMEA, vice-président des normes et des finances avant de devenir vice-président exécutif. Tout au long de sa carrière, il a participé aux travaux de la SMPTE, de l’UER, de l’UIT et d’autres groupes internationaux de normalisation. Il a fondé plus récemment l’Inter-SDO, association d’organismes internationaux de normalisation qui se réunit régulièrement pour comparer leurs travaux.

Hans Hoffmann a reçu la médaille Richard Theile 2020 du FKTG (l’équivalent de la SMPTE en Allemagne) pour ses services exceptionnels dans le domaine des technologies de télévision. Cette récompense honore ses recherches dans la HDTV et l’UHDTV et sa contribution significative aux organismes internationaux de normalisation.

Object Matrix s’allie avec Blackbird pour parfaire la création vidéo dans le cloud

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Object Matrix, éditeur de solutions de stockage orienté objet pour l’industrie des médias, a annoncé le 16 décembre 2020 son association avec la société Blackbird (UK) qui développe et commercialise des outils de montage vidéo dans le cloud.

Blackbird, la plateforme d’édition vidéo orientée cloud s’allie avec Object Matrix pour monter, stocker, publier et sécuriser vos contenus quelque soit votre localisation

Le partenariat comprend l’intégration de MatrixStore, la plateforme de stockage sur site et dans le cloud d’Object Matrix, avec celle de Blackbird dédiée au montage et à la publication de vidéos accessibles à distance.

Jonathan Morgan, PDG d’Object Matrix

« Cette année a été difficile pour de nombreuses sociétés médias. Les outils qui permettent de travailler à distance dans le cloud sont plus nécessaires que jamais, car ils permettent aux équipes vidéo d’interagir efficacement, quel que soit l’endroit où elles sont basées. L’intégration avec Blackbird donnera à nos clients de véritables capacités de montage et de publication vidéo en qualité native dans le cloud, leur permettant d’accéder, d’enrichir et de distribuer leur contenu plus rapidement et à un coût total beaucoup plus bas. »

Grâce aux outils de montage Blackbird, les équipes de production peuvent à travers un simple naviguateur web créer des clips, des résumés et moments forts en vidéo, des séquences de longue durée, même si la bande passante est limitée. Les technologies MatrixStore permettent de sécuriser et de protéger les contenus vidéo, tout en garantissant une identification sécurisée et un accès facile. Blackbird permet des encodages et sorties vidéo de différentes qualités selon les canaux de diffusion, notamment les réseaux sociaux, l’OTT et le web, et de les transférer vers la plateforme MatrixStore.

Ian McDonough, PDG de Blackbird

« Notre volonté de rendre Blackbird totalement interopérable avec d’autres solutions de pointe se poursuit. En associant notre solution avec MatrixStore, nous pouvons garantir à nos clients le contrôle de l’ensemble de leurs archives. MatrixStore rend la protection, la recherche et le partage de contenu plus faciles que jamais, en favorisant la créativité et la collaboration entre les équipes quelque soit leur localisation ».

EVS rachète Axon et concrétise la plus importante acquisition de son histoire

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La société belge EVS va débourser 10,5 millions d’euros en cash et par endettement, et ajoutera jusqu’à 2,5 millions d’euros selon les prochains résultats d’Axon (earn-out). La marque Axon (CA 2019 : 17,5M€) sera absorbée par EVS au cours des prochaines semaines et son portefeuille de produits sera intégré dans l’offre globale EVS. « L’objectif est de reprendre tous les collaborateurs d’Axon et d’investir davantage dans leur technologie et leur expertise », indique EVS dans un communiqué.

EVS est le spécialiste des technologies vidéo en direct pour les producteurs, diffuseurs

Grâce à l’intégration du portefeuille de produits (Neuron, Cerebrum, Synapse) de son cousin néerlandais Axon, EVS offrira à ses clients une infrastructure de production pour les tournages vidéo en direct très complète, une gestion optimisée des ressources, une plus grande évolutivité et un déploiement plus rapide sur les lieux de tournage lors des opérations en direct à distance (remote production). Les clients d’EVS pourront également mettre en œuvre des solutions clés en main pour faire migrer en douceur leur infrastructure vers l’IP et la production à distance.

Les acquisitions sont rares pour EVS. La plus récente concernait Scalable Video System GmbH (SVS) au début de 2015, qui est aujourd’hui le mélangeur Dvyi dans le portefeuille d’EVS. Précédement, EVS avait acquis Open Cube Solutions (toolkit MXF) au début de 2010.

Atomos met la main sur Timecode Systems

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Atomos, le fabriquant australien de moniteurs/enregistreurs de tournage, vient d’acquérir le fabricant anglais Timecode Systems de modules de synchronisation et de transmission HF pour les tournages multi-caméras. Objectif : permettre aux réalisateurs et vidéastes de s’y retrouver facilement dans la synchronisation des images et des sons mélangeant des caméras numériques ou DSLR avec des appareils type action caméra (Go Pro, DJI, Sony…) et enregistreurs audio (Sound Device.)

Les solutions de synchronisation de Timecode Systems sont notamment utilisées par les diffuseurs BBC, ITV et NBC Universal. Elles ont été mises en œuvre sur de grosses productions cinéma comme Avengers : Age of Ultron, James Bond Spectre, Mary Poppins et Hell Boy. Elles sont également présentes dans les stades de La Ligue nationale de hockey (NHL) aux Etats-Unis et au Canada, mais aussi sur des compétions de la NASCAR et par Red Bull pour la captation de ses événements sportifs. Les avancées technologiques de Timecode Systems sont intégrées dans un certain nombre de solutions logicielles, dont l’application Adobe Prelude Live Logger (annotation des séquences sur le tournage) et le logiciel Autopano de Kolor pour l’assemblage de vidéos 360VR.

L’application logicielle BLINK Hub avec BLINK RF permettent de superviser à distance la synchronisation des équipements et de vérifier les niveaux de batterie et des cartes-mémoires sur un plateau Tv, cinéma ou sur le terrain.

Timecode Systems commercialise notamment UltraSync ONE, un petit module de synchronisation HF sans fil, jusqu’à 200 mètres. Il est super compact, léger, doté d’un écran Oled, économique et facile à utiliser dans le cadre d’un tournage muli-caméras, avec des caméras numériques ou des reflex DSLR, pour des captations SD/HD ou en VR 360°.

  • Autonomie de 20 à 40 heures
  • Dimensions 55mm x 44mm x 17mm et poids 39g
  • Diversité d’antennes interne astucieusement dissimulées
  • Tous les modes de synchronisation : timecode, gen/word clock
  • Génère un time-code maître ou configurer en esclave
  • Brouillage ou esclave d’une source LTC externe
  • Gamme de synchronisation HF jusqu’à 200 mètres
  • Connexion au concentrateur BLINK Hub via les transmetteurs :pulse ou :wave pour la surveillance et le contrôle à distance.
UltraSync ONE, module de synchronisation HF sans fil, jusqu’à 200 mètres.

Le protocole de synchronisation sans fil Timecode Systems sera disponible à terme sur toute la gamme de produits Atomos, mais aussi sous la forme d’un SDK gratuit pour les fabricants tiers. Le module AtomX Sync pour les moniteurs de la série Ninja V et de la série Neon sera le premier produit Atomos à intégrer la technologie Timecode Systems.

L’enregistreur et moniteur Ninja V d’Atomos

De journalistes à serveurs, livreurs… L’ascension sociale à reculons

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Aux États-Unis, mais aussi en France, les journalistes deviennent serveurs dans les restaurants et les bars en espérant retrouver un job. La suppression de postes dans ce secteur n’a jamais été aussi importante que depuis la dernière crise financière de 2008.

Alors qu’en France, Canal Plus s’apprête à licencier au minimum 500 personnes (près de 18% de ses effectifs dans l’hexagone) et que de nombreux organes de presse ont entamé une cure drastique de leurs effectifs, les États-Unis affichent eux aussi de tristes records jamais égalés depuis la dernière décennie. Durant les cinq premiers mois de l’année, 3000 personnes ont été mises à la porte de groupes de presse lors de licenciements secs ou de départs négociés. Le phénomène se propage comme une trainée de poudre. La presse traditionnelle – et ses déclinaisons Internet – est touchée de plein fouet, mais également les rédactions des chaînes de télévision, ou les sites d’information en ligne. Ainsi, l’éditeur de presse Gannett (le plus important aux États-Unis avec notamment le titre USA Today diffusé à plus d’un million d’exemplaires par jour), ou encore McClatchy (2ème éditeur aux États-Unis avec 29 journaux dans divers états du pays pour un tirage quotidien de 1,6 million d’exemplaires, mais aussi éditeur de multiples sites d’information) ; GateHouse Media (144 quotidiens, 688 journaux et 570 sites d’information locale) ; BuzzFeed et Vice Media, sites d’info-divertissement à audience globale, ou encore la chaîne CNN, tous ont licencié pour tenter de maintenir leur rentabilité… sans y parvenir. Le phénomène ne devrait pas ralentir avec les fusion-acquisitions qui se préparent entre les groupes de presse Gannett, GateHouse Media, McClatchy et Tribune Publishing (3ème éditeur aux Etats-Unis avec le Chicago Tribune, New-York Daily News…).

Aujourd’hui, le nombre de licenciement a dépassé le précédent record de 2009, lorsque 7.914 journalistes avaient perdu leur emploi dans la foulée de la crise financière des subprimes. Des chiffres publiés il y a quelques semaines par le cabinet spécialisé Challenger, Gray & Christmas Inc. Un décompte qui prend en considération le groupe Verizon Media – maison mère du Huffington Post et de Yahoo -, qui annonçait en janvier dernier 800 licenciements dans tous ses services. Selon l’institut de recherche Pew Research Center, 88.000 personnes travaillent pour des rédactions aux Etats-Unis. Malgré la santé économique florissante du pays et un taux de chômage au plus bas depuis 1969, le secteur du journalisme fait tache au pays de l’oncle Sam. Comme le note le vice-président de l’institut Pew Research, Andrew Challenger : « dans la plupart des autres secteurs, les entreprises peinent à trouver les bons candidats ; pour le journalisme, c’est tout le contraire. Les licenciements ont créé une surabondance de profils hyper-qualifiés en recherche de poste que l’offre actuelle ne permet pas de combler. Et cela risque de s’accélérer encore. » Lorsqu’en mai dernier, le petit site Internet Bklyner, centré sur l’actualité de Brooklyn, a posté une offre d’emploi pour trouver un reporter politique, 16 journalistes ont envoyé leur candidature en moins d’une heure : « beaucoup d’entre eux avaient des parcours incroyables, au niveau national, que ce soit à CNN, Reuters ou New York Magazine. Je regardais ma boite email et me disais ‘Oh mon dieu !’ Je n’avais jamais vu ça… Des profils hyper-expérimentés, et la vitesse à laquelle les candidatures arrivaient. C’était vraiment déprimant ; cela en dit long sur la crise du secteur », expliquait Liena Zagare, éditrice du site, dans une interview. Quelques journaux sortent du lot. Ainsi, The Los Angeles Times a recruté une centaine de personnes dans son équipe éditoriale depuis que le milliardaire Patrick Soon-Shiong a racheté le quotidien en juin dernier. The Washington Post a également annoncé l’embauche de 10 journalistes d’investigation.

Tu seras journaliste, en recherche d’emploi…


Aux États-Unis, les emplois de journalistes dans les médias d’information ont chuté de 23% entre 2008 et 2017.
A cela plusieurs raisons :
·       La presse traditionnelle a vu la plupart de ses recettes publicitaires s’effondrer alors que son lectorat s’évaporer dans les méandres de l’Internet.
·       La déclinaison des journaux en numérique – souvent accompagnée d’une méconnaissance totale des codes du digital au sein du management et des rédactions (faut-il réutiliser les articles et les adapter au web ? Créer une rédaction web séparée ? Rémunérer les journalistes pour leurs articles sur le web ? [cette demande venant principalement de ces derniers] – a pris beaucoup de retard alors qu’en parallèle les GAFAs devenaient très puissants et attiraient de plus en plus de jeunes lecteurs (surfeurs ?) et d’annonceurs.
·       Il y a eu une perte de valeur des revenus tirés des bannières publicitaires sur le web comparés au prix des pages papier. Résultat, beaucoup de déclinaisons web de journaux ne sont toujours pas rentables et le papier reste encore la principale source de revenus, malgré une perte de valeur.
·       Les multiples départs (volontaires ou pas) de journalistes (secrétaires de rédaction, correcteurs, rédacteurs, pigistes…) remplacés par des stagiaires ou des personnes moins chers payés et sans expérience, a eu un impact sur la qualité des journaux.
·       L’arrivée du web avec la disponibilité immédiate des infos (pas toujours vérifiées) a changé la manière de traiter l’actualité dans le métier. Cette concurrence inédite de l’Internet a stressé les éditeurs de moins en moins enclins à payer des journalistes pour des enquêtes de fond qui prennent du temps « sans que rien ne soit publié à court terme ». Les éditeurs ont – à leur tour – stressé les journalistes en les invitant à être davantage productifs, avec pour conséquence moins de présence sur le terrain, moins de budget pour leurs déplacements, un encadrement plus poussé avec notamment le travail en open-space (bruyant et qui nuit à la concentration) mais qui permet de garder un œil sur l’ensemble de la rédaction et des écrans, avec les dérives que cela entraine : plus de stress, moins de temps à vérifier ses sources, la réécriture de communiqués de presse plutôt que d’articles originaux…
·       Les news présentes sur les sites des journaux ont été récupérées trop longtemps par Google sans qu’aucune rémunération ne soit reversée aux éditeurs.
·       Les annonceurs ont investis une part croissante de leur budget dans le Web, la vidéo sur Internet, les AdWords… L’année dernière, Facebook et Google ont concentré les 3/4 des investissements publicitaires on-line aux Etats-Unis.
Certains sites d’information proposant des contenus rédactionnels ont récupéré des journalistes mais la faible rentabilité du secteur n’a pas permis de maintenir ces emplois. Cette fragilité des médias en ligne est une des raisons du phénomène de syndicalisation des rédacteurs au Etats-Unis. Dans le groupe Vox Media (maison-mère de sites web The Verge [techno], Eater [nourriture], SB Nation [sport]…), un accord a été signé avec la direction afin de garantir un minimum de 11 semaines de salaires en cas de licenciement.

En janvier dernier, John Stanton, un ancien correspondant à Washington pour BuzzFeed News (site web qui a notamment révélé les liens supposés de Trump avec la Russie) a fait partie des 250 licenciés. Quelques mois plus tard, le journaliste participait au démarrage du projet « Sauvez le journalisme » (Save Journalism) afin d’attirer l’attention du public sur la manière dont des géants du numérique comme Facebook et Google mettent les rédactions et les journalistes en danger en accaparant le marché publicitaire. Grâce à ce projet, des tribunes libres ont été publiées dans la presse, une campagne de pub a été lancée dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Un avion tirant une bâche publicitaire où figurait le hashtag  #savelocalnews a même survolé la conférence annuelle Google 2019 en mai dernier à San Francisco. « Nous voulons faire réagir le public et nos confrères et prévenir de l’impact qu’ont les géants de l’Internet sur le métier de journaliste, explique Stanton. Nous devons nous protéger ou nous n’aurons plus de travail ! ». Et d’ajouter : « Beaucoup de mes collègues licenciés par BuzzFeed sont toujours à la recherche d’un travail stable dans une rédaction. Plusieurs sont devenus indépendants, faute de mieux. Ils peinent à gagner 400 dollars pour un article de 1000 mots qui peut prendre une semaine à rédiger ! »

Les GAFA sont souvent montrés du doigt pour leurs modèles économiques « disruptifs » et leur impact sur les secteurs traditionnels (commerce, hôtellerie, transport…). Leur recherche de contenus frais pour alimenter leurs sites a permis à certains (ex)-journalistes d’intégrer ces nouveaux « médium » alors que les rédactions licenciaient à tour de bras. Amazon fait appel à des rédacteurs pour couvrir l’actualité faits-divers et cambriolage aux Etats-Unis. Ces scribes d’un nouveau genre servent à alimenter son site commercial Ring, qui vend des produits de vidéo-surveillance aux américains. Facebook, Apple, Snapchat et Google ont tous fait appel aux rédacteurs et ex-journalistes afin d’alimenter en contenus leur offre digitale. Au pays de l’oncle Sam, trouver un job de journaliste est un vrai défi selon son lieu de résidence. L’année dernière, Emma Roller, 30 ans, a fait jouer ses droits au départ pour quitter le site Internet Splinter (Univison group – Gizmodo Media) où elle officiait comme journaliste politique à Washington. Elle s’est mariée, a emménagé à Chicago pour se rapprocher de sa famille. Sur place, les seules offres de travail de journaliste impliquaient qu’elle reparte à Washington, ou qu’elle emménage à New-York ou Los Angeles. « Tous les médias sont concentrés dans ces trois villes, regrette l’ex-journaliste qui s’en sort en travaillant à mi-temps dans une école et dans un café, comme serveuse. J’ai choisi de quitter une ville où il y avait encore du travail, pour combien de temps ? Je ne sais pas. Mais le problème est structurel. La mutation du secteur provoque une casse sociale qu’on ne soupçonnait pas. » Même un prestigieux prix de journalisme ne garantit pas de boucler ses fins de mois. Il y a deux ans, Chris Outcalt a intégré une startup qui désirait lancer un site Internet de news sur les technologies. Mais les employés ont vite été licenciés faute de rentabilité. Chris Outcalt s’est donc retrouvé freelance. Grâce à l’un de ses articles, le jeune homme a remporté le prestigieux prix Livingstone (qui récompense les journalistes de moins de 35 ans) en juin dernier pour son reportage « Murder at the Alcatraz of the Rockies » qui décrit le meurtre d’un détenu filmé par plusieurs caméras, dans l’une des prisons les plus surveillées du Colorado. Malgré ce succès éphémère, le jeune homme cherche encore un travail à temps plein. Car être serveur dans un bar de Denver n’est pas l’aboutissement qu’il espérait pour sa carrière. « Je me demande souvent si je pourrai retrouver quelque chose de stable dans ce secteur, un job avec au moins une assurance santé pour me soigner. Personne ne choisi ce métier pour devenir riche. Mais j’imagine que peu de jeunes candidats chercheront à intégrer ce métier quand on leur dira qu’il faut travailler deux nuits par semaine comme serveur pour survivre. »

Malgré la situation, les écoles de journalismes font le plein. Leurs formations prennent une nouvelle direction. Quarante quatre jeunes journalistes diplômés sortiront cet automne de l’université du Maryland, douze de plus que l’année précédente. Les cours intègrent aujourd’hui davantage de modules audio car cette génération « semble affectionner particulièrement les podcasts », explique Lucy Dalglish, doyenne du collège de journalisme Philip Merrill. De nouveaux modules sont enseignés. Les thèmes « écrire pour être lu » deviennent « écrire pour être référencé par les moteurs de recherche ». De nouveaux modes d’écritures appararaîssent : « apprendre à écrire en 140 caractères » [280 aujourd’hui, Ndlr] pour être un bon « journaliste » tweeter ; les formations s’orientent vers le story-telling pour un futur plus qu’incertain où les jeunes travailleront à la tâche, en tant que « livreur d’articles », à l’instar de l’ubérisation de l’économie. D’ailleurs, le site Bloomberg utilise depuis plus d’un an Cyborg, un algorithme qui adapte les données financières en articles parfaitement lisibles. Forbes fait appel à Bertie, une intelligence artificielle qui ébauche les grandes lignes d’un article en appui des journalistes qui les finalisent. Le Washington Post dispose d’un robot-reporter, baptisé Heliograf, qui a écrit 850 articles la première année et a remporté le prix The Post, une récompense pour son « Excellence dans l’utilisation de Bots » lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Même si ses programmes informatiques sont présentés comme des aides pour les journalistes, peu s’en faut pour qu’ils deviennent autonomes. Et devinez qui en sortira vainqueur ?

Georacing reçoit le Grand prix de France Innovation Sport Automobile

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La traditionnelle soirée des Trophées du Sport Automobile organisée par la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) au théâtre Mogador à Paris a permis la semaine dernière de décerner le Grand Prix de France Innovation Sport Automobile à l’équipe

Georacing FFSA 3

de Georacing. Cette solution technologique permettant de suivre en direct l’avancée des pilotes (mais aussi de compétiteurs dans d’autres sports) sur Internet ou sur smartphones. Elle offre de nombreuses informations visuelles et chiffrées qui viennent compléter les statistiques d’une course.

Georacing FFSA 2

Grâce une app de tracking GPS, embarquée dans le smartphone des pilotes, et qui transmet à chaque seconde la position des voitures, il est possible pour les fans d’avoir un suivi en direct de la course sur une carte interactive enrichie de nombreuses informations comme la vitesse, les écarts, les temps de passage, le timing, les classements…

Tout est automatisé et simple à déployer par l’organisation de la compétition. Aucun équipement dédié n’a besoin d’être installé dans les voitures. L’outil permet également aux équipes de sécurité d’identifier d’éventuels pannes ou accidents et d’intervenir plus rapidement.

Après un pitch d’une minute devant les invités, David Barbosa Da Silva, responsable Marketing et Commercial de GEORACING, a reçu le prix des mains de la Ministre des Sports, Roxana Maracineanu, et de Cyril Abiteboul, Directeur Général Renault Sport Racing.

Georacing FFSA 1

Videomenthe au cœur du contrôle qualité de Deluxe Media Paris

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Deluxe est un groupe américain employant 7500 collaborateurs, implanté dans 38 régions du monde, spécialisé dans la création, la transformation, la localisation (doublage, sous titrage, audiodescription…) et la distribution de contenus audiovisuels pour des studios de cinéma, sociétés de production, diffuseurs et chaînes de télé, les plateformes vidéo et agences de pub. Pour la France, Deluxe a choisi le système Eolementhe afin d’assurer le contrôle qualité de ses fichiers médias et la conformité du contenu envoyé à ses clients.

Fred Taieb Deluxe France

Fred Taieb, Deluxe Media Paris, Director Audio Services France

Portail collaboratif de création de workflows et d’échange de fichiers média dans le cloud, Eolementhe (développé par la société française Videomenthe) propose le transcodage, le contrôle qualité, la correction de niveaux audio, l’insertion de métadonnées, le sous-titrage multilingue, la livraison des fichiers PAD… au sein d’une même interface graphique conviviale. Videomenthe Eolementhe

« Notre priorité, c’est la qualité technique et artistique, et le respect de l’intégrité du contenu initial, explique Frédéric Taieb, Directeur Audio Services de Deluxe France. Outre les besoins fonctionnels, nous avions deux impératifs : la sécurité du contenu et la maîtrise de notre budget. Eolementhe nous permet de répondre aux critères de nos clients en termes de qualité de fichiers, tout en nous assurant un environnement sécurisé. Autre point notable : le workflow étant entièrement réalisé dans le cloud, nous bénéficions d’un modèle financier souple et évolutif».

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Muriel Le Bellac et son équipe de Videomenthe ont travaillé avec celle de Deluxe France pour établir les paramètres de la plateforme, et notamment les autorisations de traitement propres à chaque utilisateur. Des test-plans de contrôle qualité ont également été créés puis chargés sur la plateforme Eolementhe, utilisable par des opérateurs, technique ou non.

La vérification des fichiers passe par l’outil Baton d’Interra Systems, et la fonction « Pause sur le workflow » permet d’intégrer des étapes de vérification éditoriale et technique des fichiers, afin de faciliter le travail d’équipe.

Kinepolis équipe 6 complexes cinéma supplémentaires de la technologie 4DX

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Kinepolis Group a annoncé lundi 12 novembre avoir signé avec le coréen CJ 4DPLEX afin d’équiper six nouveaux complexes cinématographiques de la technologie 4DX. Celle-ci associe des équipements audio et de projection de haute technologie, avec des effets mécaniques (fauteuils en mouvements) et atmosphériques (vent, pluie, fumée, etc.) Moins d’un an après l’ouverture de ses premières salles 4DX – à Anvers, Bruxelles, Lomme, Madrid et Valence – Kinepolis récidive avec cette technologie qui sera active dans les prochains mois dans trois complexes en Belgique (Kinepolis Hasselt, Gand et Rocourt), un au Luxembourg (Kirchberg), un en France (Kinepolis Nîmes) et un en Espagne (Kinepolis Diversia, Madrid).

4DX Kinepolis 4dx-auditorium

La fumée n’est pas interdite dans les salles 4DX

Créée en 2009, la technologie 4DX s’est rapidement étendue dans le monde entier. À ce jour, elle équipe 573 salles, dans 59 pays et le chiffre des 600 salles devrait être atteint d’ici la fin de l’année.

La capacité en places assises variera entre 88 et 160 sièges. Kinepolis prévoit d’ouvrir ses salles 4DX à Hasselt, Madrid et Rocourt d’ici la fin de cette année. Les trois autres salles ouvriront au cours du premier trimestre 2019.

Les prochaines sorties 4DX au programme sont : « Les animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald” (Nov 14, 2018), « Le Grinch » (Nov 28, 2018) et « Ralph 2.0 » (Déc 12, 2018). Les premières sorties dans les salles 4DX nouvellement annoncées seront « Aquaman » et « Le retour de Mary ».